L’Agence nationale brésilienne des transports aquatiques (ANTAQ) a présenté le nouveau Sistema de Acompanhamento de Investimentos (SAI), une plateforme numérique destinée au suivi des investissements prévus par les contrats de location portuaire et les contrats d’adhésion des terminaux privés. L’Agence a rendu le système public le 18 septembre, après un atelier organisé à Brasília le 17 septembre avec des entreprises régulées et d’autres parties prenantes.
**Faits vérifiés :** Le SAI remplace le processus antérieur, dans lequel les entreprises régulées transmettaient manuellement, en PDF, le Relatório de Acompanhamento de Projeto de Investimento Realizado (RAPIR). Selon l’ANTAQ, la première version met en place un flux numérique normalisé pour enregistrer, soumettre, analyser et approuver les informations de suivi des investissements dans un environnement unique. Elle couvre les données physiques et financières des projets, les notifications automatiques par courriel, les validations du système et une piste d’audit indiquant l’utilisateur, la date et les valeurs associées aux modifications.
Le processus attribue des rôles aux entreprises régulées, autorités portuaires, inspecteurs et équipes chargées des autorisations. Selon l’étape, les utilisateurs peuvent analyser, approuver ou retourner une soumission pour correction, avec motifs enregistrés et notifications automatiques. Pour les contrats d’adhésion, la soumission passe directement de l’entité régulée à la fonction d’inspection de l’ANTAQ. L’accès s’effectue via l’identité numérique fédérale gov.br. L’Agence présente le flux RAPIR comme une première livraison et prévoit des améliorations, des contrôles de délais et des contrôles plus détaillés.
En août, l’ANTAQ avait annoncé que le SAI deviendrait son outil officiel de suivi et de contrôle des investissements relevant de ces contrats. Cette annonce exigeait aussi que chaque entreprise régulée désigne des représentants pour accéder au système, ce qui confirme qu’il s’agit d’un canal de déclaration et de supervision, et non d’un tableau de bord public de performance portuaire.
**Analyse — pourquoi cela compte :** Pour les exploitants de terminaux, locataires et investisseurs, un registre structuré des jalons, dépenses et modifications peut réduire l’incertitude sur les éléments soumis, questionnés et acceptés par le régulateur. Il peut aussi permettre à l’ANTAQ d’identifier plus facilement les justificatifs incomplets, les mises à jour tardives ou les écarts entre avancement physique et données financières. Cela intéresse les opérateurs de navires, intérêts cargaison et assureurs, car les projets de quais, parcs, manutention et accès peuvent affecter la capacité future et l’exposition aux retards. Le SAI ne modifie toutefois pas, à lui seul, l’affectation des postes à quai, les conditions de navigation ou les règles d’exploitation des terminaux.
Les entreprises devraient revoir la répartition interne des responsabilités de déclaration, les pouvoirs des utilisateurs désignés, la conservation des documents et la cohérence entre calendriers, factures et preuves d’avancement. L’annonce n’établit pas que chaque investissement déclaré est achevé, approuvé ou public ; elle instaure une nouvelle méthode de contrôle des déclarations contractuelles d’investissement par l’ANTAQ.
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