**Faits vérifiés**

Le règlement (UE) 2025/40 relatif aux emballages et aux déchets d’emballages (PPWR) s’applique dans toute l’Union européenne depuis le **12 août 2026**. Il est directement applicable dans tous les États membres et remplace la directive relative aux emballages et aux déchets d’emballages, sous réserve de dispositions transitoires déterminées. Son champ couvre tous les emballages mis sur le marché de l’UE ainsi que tous les déchets d’emballages, y compris les emballages de transport utilisés dans les mouvements internationaux de marchandises.

Pour les fabricants, l’architecture immédiate de conformité est significative. Avant de mettre un emballage sur le marché, ils doivent réaliser une évaluation de conformité, établir une documentation technique et, lorsque la conformité est démontrée, délivrer une déclaration UE de conformité. La déclaration et le dossier technique doivent en principe être conservés cinq ans pour les emballages à usage unique et dix ans pour les emballages réutilisables. L’emballage doit aussi porter un élément d’identification, tel qu’un numéro de type, de lot ou de série, ainsi que les données d’identification et de contact du fabricant; des solutions limitées sont prévues lorsque la taille ou la nature de l’emballage ne le permet pas.

Les importateurs ne peuvent mettre sur le marché que des emballages conformes. Au préalable, ils doivent s’assurer que le fabricant a achevé l’évaluation et la documentation de conformité, que les exigences applicables d’étiquetage et de documents d’accompagnement sont respectées et que les obligations d’identification du fabricant ont été satisfaites. Sur demande motivée d’une autorité nationale, les importateurs doivent fournir les informations et documents de conformité pertinents dans les 10 jours.

Le règlement maintient une limite combinée de 100 mg/kg pour le plomb, le cadmium, le mercure et le chrome hexavalent dans les emballages ou leurs composants. À compter d’aujourd’hui, les emballages destinés au contact alimentaire ne peuvent être mis sur le marché à des concentrations égales ou supérieures aux seuils de PFAS: 25 ppb pour un PFAS individuel par analyse ciblée, 250 ppb pour la somme des PFAS ciblés et 50 ppm pour les PFAS totaux, y compris les PFAS polymériques, sous réserve des modalités de mesure du règlement.

Les emballages déjà mis sur le marché de l’Union avant l’entrée en application des exigences pertinentes ne doivent généralement pas être mis en conformité rétroactivement du seul fait qu’ils restent dans les stocks des distributeurs. La date de première mise sur le marché de l’UE devient donc opérationnellement importante.

**Analyse et pertinence opérationnelle**

Pour les chargeurs brésiliens et les autres chargeurs hors UE, le PPWR n’est pas une règle d’exploitation du navire, mais peut devenir une question de disponibilité commerciale de la cargaison et de risque de livraison avant ou après le transport maritime. L’exposition pratique est plus forte lorsque les exportateurs fournissent à l’UE des biens de consommation emballés, des denrées alimentaires, des pièces industrielles dans des emballages prêts pour la vente au détail ou des emballages vides; agissent comme importateur officiel; utilisent leur propre marque; ou modifient des emballages dans une chaîne européenne de traitement des commandes.

Les affréteurs, intérêts cargaison et prestataires logistiques devraient déterminer quelle entité est le «fabricant», l’importateur, le distributeur ou le prestataire de traitement des commandes pour chaque format d’emballage. Les conditions d’achat devraient répartir les responsabilités concernant les spécifications, les preuves relatives aux PFAS et aux métaux lourds, les déclarations de conformité, la conservation des dossiers et les réponses aux autorités. Les documents de réservation et de transport ne remplacent pas le dossier technique, mais peuvent aider à établir quand, par qui et dans quel État membre les marchandises emballées ont été mises pour la première fois sur le marché de l’UE.

L’absence de déclaration, une documentation technique incomplète ou l’absence d’informations sur l’opérateur constitue une non-conformité formelle. Le règlement impose aux autorités de demander d’abord à l’opérateur d’y mettre fin; si elle persiste, l’emballage peut être interdit de mise à disposition, rappelé ou retiré du marché. Il existe donc un risque crédible de retenues, de reprises, de différends commerciaux et de retards de mainlevée, plutôt qu’une interdiction automatique à toutes les frontières de l’ensemble des cargaisons non conformes.

**Pourquoi cela importe:** La conformité des emballages devient un enjeu de contrôle commercial, au même titre que la conformité produit, douanière et documentaire. La priorité immédiate est une chaîne de preuves vérifiable, du fournisseur d’emballages au destinataire dans l’UE, particulièrement pour les cargaisons au contact des aliments et les expéditions impliquant plusieurs parties.

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